Le Parti Ouvrier et Populaire appelle la population à voter le 11 novembre pour les deux candidats du Parti socialiste. Pour nous chaque siège de gauche sauvé compte pour défendre une politique progressiste largement sous représentée à la chambre des cantons.
Nous partageons avec Gisèle Ory et Pierre Bonhôte des valeurs et des convictions qu’ils sauront défendre. Et, avec eux, nos préoccupations auront une chance d’être entendues. Un siège donner à la droite est un siège perdu pour la défense des services publics, de la justice fiscale et de l’égalité des chances pour toutes et tous en matière de formation et de santé.
Les projets discutés au Conseil des Etats concernent notre vie de tous les jours. C’est pourquoi, il est essentiel d’être représenté par une candidate et un candidat qui auront à cœur de défendre les intérêts de l’ensemble de la population, quelle que soit l’origine, la situation sociale ou professionnelle des personnes.
Secrétariat du POP, le 31 octobre 2007
Alors qu’en 2003, dans le canton de Neuchâtel, les listes du Parti ouvrier populaire et de solidaritéS n’obtenaient que 5,1 % des suffrages, notre liste commune en a obtenu 9,2 % lors des élections nationales du 21 octobre 2007. Il n’a manqué à Denis de la Reussille que quelque centaines de voix pour obtenir un siège au Conseil national.
Ce résultat découle de notre opposition à la politique anti-sociale menée par l’actuel gouvernement neuchâtelois : les mobilisations auxquelles nous avons participé ou dont nous avons pris l’initiative ont permis un premier rééquilibrage au sein de la gauche.
Nous remercions les citoyen-ne-s qui nous ont fait confiance à cette occasion, ainsi que les candidat-e-s et les militant-e-s de nos deux organisations qui se sont engagées lors cette campagne. Cela nous encourage à poursuivre la lutte pour défendre les valeurs de protection sociale, d’égalité et de solidarités entre tous ceux et toutes celles qui vivent ici.
Mercredi 10 octobre 2007, de 12h00 à 14h00, A l'Aula de la Faculté de droit à Neuchâtel (Avenue du 1er Mars 26, 1er étage)
Candidat participant à la manifestation pour le Parti ouvrier et populaire neuchâtelois et SolidaritéS : M. Denis De La Reussille
Tous les neuchâtelois auront accès aux soins
Dans sa dernière session, le parlement neuchâtelois a voté un décret de 14,5 millions pour rattraper l’arriéré du contentieux de l’assurance-maladie. A la suite de cette décision, tous les neuchâtelois auront accès aux soins même s’ils ne peuvent honorer les primes d’assurance maladie.
La Confédération a modifié l’article 64a de la loi sur l’assurance maladie LAMal et introduit la fin du paiement des frais médicaux pour les assurés ne payant pas leurs cotisations.
Au cours du débat, c’est Jean-Pierre Veya (POP)qui intervenait au nom du groupe PopVertsSol
Le député de La Chaux-de-Fonds, a souligné que le Conseil national n’avait pas mesuré toutes les conséquences de la modification de l’article 64a de la Loi sur l’assurance-maladie. Une partie importante de la population a particulièrement souffert de cette décision. « En voulant, par cette mesure, s’en prendre à ceux qui abusent du système, ont fini par s’en prendre à ceux qui sont victimes du système !
Qu’il s’agisse de la LAMal, de la loi sur l’asile, de la délinquance chez les jeunes ou de la sécurité, les effets démontrent que légiférer en stigmatisant une partie de la population c’est faire de la très mauvaise politique. C’est se borner à n’intervenir que sur les effets et à ignorer les causes. C’est accepter d’enfermer la définition des problèmes, donc des solutions, dans une optique simpliste qui conduit à la démagogie. »En matière de LAMal, comme en matière de perception de l’impôt, il s’agit de faire une distinction entre celles et ceux qui ne peuvent objectivement plus assumer leurs charges et celles et ceux qui pourraient mais qui s’en moquent. Il ne faut pas confondre les deux situations.
On constate que dans un petit canton comme Neuchâtel, le contentieux de l’assurance maladie concerne plus de 4000 personnes et plus de 120'000 sur le plan national. Ces personnes ne représentent que la pointe de l’iceberg. « Nous sommes en droit de nous interroger sur le modèle de financement de la l’assurance maladie. Pour le groupe PopVertsSol la question d’une caisse unique assortie de la fixation d’une prime en fonction du revenu et de la fortune reste tout à fait d’actualité. Nous relèverons que, comme par hasard, les caisses maladies qui ont mené une scandaleuse campagne de désinformation avant le vote populaire sur l’initiative « caisse unique », campagne qui mettait en exergue la stabilité des primes 2007 et 2008, nous annoncent aujourd’hui des augmentations massives pour 2009… »
Le groupe PopVertsSol a soutenu la demande de crédit de 14,5 millions, une décision qui cela permet de ne plus avoir à l’avenir dans ce canton des gens qu’on laisse potentiellement sans soins et sans médicaments, en violation des Constitutions fédérale et cantonale.
Cette dépense sera compensée par le versement du reliquat des subsides versés par la confédération pour 2007.
Jean-Pierre Veya concluait son intervention par cette phrase de bon sens : « Si nous mettons aujourd’hui un gros emplâtre sur une jambe de bois, il sera nécessaire de s’occuper de la jambe... » et approuvait l’avis du gouvernement qui rappelle que si le nombre de dossier aura plus que doublé entre 2002 et 2007 c’est à cause de la progression du niveau des primes par rapport à la progression insuffisante des moyens consacrés à les réduire.
Alain Bringolf
Mercredi 10 octobre 2007 ,
Canal Alpha de 20h à 22h
Jean-Pierre Veya
« A nous d'imposer le débat sur l'harmonisation »
Combattre la sous-enchère fiscale entre les cantons et la suppression des aides aux régions est l'une des priorités de Denis de la Reussille, tête de liste pour le Conseil national et candidat au Conseil des Etats.
Denis de la Reussille, employé de commerce de formation, est depuis sept ans président de la ville du Locle (il siège à l'exécutif depuis 1996). Président du POP neuchâtelois, il est également député au Grand Conseil.
Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la course pour le Conseil national ?
Denis de la Reussille Je pense qu'on ne peut tout simplement pas être absent des élections fédérales. Celles-ci constituent un tremplin médiatique que l'on doit utiliser pour défendre nos idées, tout en restant les pieds sur terre. Le POP a une bonne implantation dans le canton de Neuchâtel, comme l'avait montré l'élection partielle au Conseil des Etats en 2005 [où Denis de la Reussille avait obtenu 25,1% des voix au 1er tour, ndlr]. Il est donc logique que l'on soit à nouveau en lice cette fois-ci.
Imaginez-vous mener de pair la présidence de la Ville du Locle et un mandat fédéral ?
Quoi qu'il arrive, il est clair que je n'abandonnerai pas la présidence de la Ville, qui représente un mandat à 50%. En revanche, en cas d'élection au Conseil national, j'arrêterais la députation neuchâteloise. Mais mon but serait bien de mener de pair la présidence du Locle et un mandat à Berne.
Voyez-vous dans une place au Conseil national un moyen de mieux représenter votre ville et sa région face aux enjeux qui sont les leurs ?
Mon souci est d'abord de renforcer la gauche de la gauche au Conseil national, pour avoir enfin une force nous permettant de former un groupe et d'accéder aux commissions parlementaires. Mais il est évident que lorsqu'on vient comme moi d'une région dite périphérique, on a quelques spécificités à faire valoir. Je crois que notre rôle est notamment de rappeler à la Suisse l'erreur que constitue la mise en concurrence des cantons, avec l'encouragement à la sous-enchère fiscale et la volonté de supprimer les aides spécifiques aux régions. Rien ne justifie qu'un Jurassien ou un Neuchâtelois paie trois fois plus d'impôts qu'un Zougois. Or, la question de l'harmonisation fiscale reste un sujet tabou. En tant que parti, nous devons donc imposer ce débat, et expliquer que sans harmonisation fiscale, les collectivités vont à la catastrophe.
Autre enjeu pour votre région, la libre-circulation. Comment jugez-vous ses effets aujourd'hui ?
Dans l'Arc jurassien, sans main-d'œuvre frontalière, la plupart des entreprises auraient d'énormes difficultés de recrutement. Pour certains métiers, décolleteur par exemple, il est même impossible de trouver une main-d'œuvre locale. En favorisant l'embauche de travailleurs qualifiés, la libre-circulation a eu des effets positifs à cet égard. En revanche, la question des mesures d'accompagnement pose un réel problème. Avant le référendum de 2005, tout le monde ou presque s'accordait à dire que des mesures efficaces seraient mises en place pour prévenir les risques de dumping. On constate pourtant que les commissions tripartites n'ont pas suffisamment de moyens pour contrôler sérieusement ce qui se passe dans les entreprises. C'est pourquoi, à mes yeux, il y a eu en partie tromperie dans certaines argumentations à l'époque. J'en veux pour preuve qu'à l'heure actuelle, où l'on assiste à un boom économique incroyable, on connaît toujours un taux de chômage de 3,5% dans le canton de Neuchâtel, alors que l'on devrait être en situation de plein-emploi.
La libre-circulation touche aussi à la question du logement. En l'occurrence, Le Locle voit aujourd'hui venir s'établir des travailleurs frontaliers. Comment la population locale vit-elle ces changements ?En France voisine, la coût de la vie a nettement augmenté après l'entrée en vigueur de la libre-circulation. Une étude conjointe de l'Université de Besançon et de l'Université de Neuchâtel sur les frontaliers a montré que, si l'on tient compte du coût des trajets vers le lieu de travail, il n'y a plus aucun avantage à habiter Morteau pour un couple sans enfant ou une personne célibataire. Aussi les gens s'intéressent de plus en plus à venir s'installer au Locle ou à La Chaux-de-Fonds, où le logement est très bon marché. Je précise qu'au Locle, nous avons mis un accent important sur le bâti en ville, en investissant d'importants moyens pour la rénovation des appartements de la Gérance communale, qui gère un gros patrimoine immobilier. En tout état de cause, il n'y a aucun problème majeur avec les gens qui s'installent et résident dans la région, quelle que soit leur provenance. Il faut d'ailleurs rappeler que nous avons une longue tradition d'accueil et d'intégration. Mais c'est vrai qu'il y a de temps en temps quelques tensions avec les frontaliers. Et je pense qu'il est juste de dire qu'en cas de récession économique, le problème pourrait être beaucoup plus aigu.
Le Locle et son école d'ingénieurs sont au cœur de la polémique sur Hautes écoles. Craignez-vous qu'à terme, ces dernières soient retirées des régions périphériques au profit du Plateau et de ses « pôles d'excellence » ?
Evidemment. De par sa situation géographique, notre école souffre d'un certain nombre de clichés, en particulier quant à son accessibilité. Pourtant, la distance Neuchâtel-Le Locle ou Neuchâtel-St-Imier n'est pas plus grande que celle qui sépare les écoles zurichoises, qui sont éclatées sur plusieurs sites entre Zurich et Winterthur. Là, curieusement, cela ne semble pas poser problème. J'aimerais donc dire à ceux qui prônent la centralisation à tout-va que rendre une région accessible ou non est une question de volonté politique. Prenons l'exemple de la H20, la « route des Microtechniques ». Le fait qu'elle ne soit toujours pas reconnue comme route nationale est une injustice et une incohérence incroyable. Idem pour le réseau ferroviaire, dont l'importance est sous-estimée et qui, de ce fait, ne reçoit pas les financements nécessaires à son développement.
A nos yeux, l'école d'ingénieurs du Locle, jumelée à celle de St-Imier, a toute sa raison d'être, puisqu'une majorité d'industries directement liées à cette école se trouve dans les Montagnes neuchâteloises. Son avenir se joue aussi outre-Doubs, car la région frontalière offre un fort potentiel de recrutement. C'est dans cette direction que l'on doit regarder. Dès lors, pourquoi accepter le diktat qui veut que tout soit centralisé ? Nous devons au contraire créer les conditions politiques pour développer les régions périphériques, à tout le moins faire en sorte qu'elles ne périclitent pas.
Votre ville a opéré un rapprochement avec sa voisine chaux-de-fonnière, en créant notamment un bureau d'état civil commun. Etes-vous favorable à approfondir cette démarche ?
La Chaux-de-Fonds et Le Locle collaborent de plus en plus ; elles ont déjà fusionné plusieurs de leurs services (forêts, pompiers, salubrité publique). Je suis aussi favorable aux lois cantonales pour faciliter les fusions et les collaborations de communes, mais sans pour autant pousser à ce que j'appelle la « fusionnite aiguë ». Autrement dit, les fusions ne doivent pas être imposées par décret, mais au contraire émaner de la volonté populaire. A ce titre, les lois doivent prévoir des aides aux collaborations et pas uniquement aux fusions. Nous avons par exemple un projet de déchetterie centralisée entre Le Locle et La Chaux-de-Fonds, et bien je suis ravi que la loi cantonale prévoie une subvention pour ce genre de projet commun. C'est un modèle qui mériterait d'être développé dans les autres cantons.
Si vous êtes élu, quelle sera votre priorité à Berne ?
Lutter pour l'harmonisation fiscale, car les gens doivent être égaux devant l'impôt. Et régler le problème des transports publics : on doit pouvoir donner des moyens supplémentaires pour les développer. Enfin, je souhaite préserver ce qui est précieux au POP : sa libérté et son indépendance vis-à-vis des lobbies. Les élus doivent agir en toute indépendance et ne pas être les porte-drapeau, par exemple, de l'industrie pharmaceutique ou du secteur nucléaire. Or avec le nombre de députés représentant des conseils d'administration, on peut s'interroger sur l'influence des lobbies sur certains votes.
Propos recueillis par Arnaud Crevoisier
Site de Gauchebdo
Débat sur RTN entre Denis de La Reussille et Vincent Martinez
Pour l'éclouter c'est ICI
Lundi 1er octobre à 18h30 sur RTN
Denis de la Reussille
Vendredi 5 octobre à 18h30 sur RTN
Marianne Ebel
Si vous avez raté l'émission de la TSR du 25 septembre consacrée aux élections fédérales dans le canton de Neuchâtel, vous pouvez la regarder en cliquant ici
Jeudi 20 septembre 19 heures, lycée Blaise-Cendrars, La Chaux-de-FondsDébat organisé par le Forum Alpinum
Pascale Gazareth
Lundi 24 septembre, enregistrement en direct à l'Usine électrique, La Chaux-de-Fonds
Diffusion 20heures env. sur TSR2
Marianne Ebel et Denis de la Reussille
Mercredi 26 septembre 18h30,
Débat sur RTN avec
Pascale Gazareth
Jeudi 27 septembre, Vue-des-Alpes, à 20h
"La Suisse et l'Europe"
Marianne Ebel
Vendredi 28 septembre,
Canal Alpha de 20h à 22h
Denis de la Reussille

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